Cet article publié en 2013 souligne l’importance de la rédaction web, qui doit être concise, claire et optimisée pour les moteurs de recherche. Toutefois, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.
La recherche en ligne a connu une évolution considérable ces dernières années. Si les vieilles règles du SEO ont encore leur place, elles sont désormais largement obsolètes à l’ère de l’intelligence artificielle. Les algorithmes des moteurs de recherche, notamment celui de Google, sont désormais beaucoup plus sophistiqués. Ils utilisent des technologies avancées comme l’apprentissage automatique (notamment avec des systèmes tels que RankBrain) pour mieux comprendre le contexte des recherches et l’intention des utilisateurs.
Google, en particulier, ne se contente plus de classer les pages en fonction de mots-clés ; il prend désormais en compte de nombreux facteurs, tels que le temps passé sur une page, le taux de rebond, l’engagement social, ainsi que la qualité et la pertinence du contenu. Les facteurs liés à l’expérience utilisateur (UX), tels que la vitesse de chargement des pages et la facilité de navigation, sont devenus essentiels pour le classement.
Par ailleurs, Google n’est plus le seul acteur dominant. Des alternatives européennes, offrant une meilleure sécurité et moins de commercialisation des données, gagnent en popularité, comme DuckDuckGo ou Qwant. En outre, l’émergence de moteurs de recherche basés sur des modèles de langage avancés (tels que ceux intégrant l’intelligence artificielle, comme les chatbots) marque une « nouvelle génération » de moteurs de recherche, qui fonctionne différemment des traditionnels.
De plus, les habitudes de consommation des internautes ont profondément changé. La navigation mobile est désormais prédominante, et la recherche vocale connaît une forte croissance. Cela a des implications sur la manière dont le contenu doit être rédigé, notamment en privilégiant un langage plus naturel, adapté aux requêtes vocales et aux recherches contextuelles.
Dans ce contexte, bien soigner ses métadonnées n’a jamais été aussi important. Elles jouent un rôle fondamental non seulement dans le référencement des pages web, mais aussi dans la manière dont les contenus sont présentés et partagés sur les réseaux sociaux.
(Mars 2025)
Concevoir un site internet, c’est soigner son graphisme, son ergonomie, sa mise en œuvre technique mais bien sûr aussi son contenu. « Bien rédiger pour le web… et améliorer son référencement naturel » s’adresse aux rédacteurs, chargés de contenu, chefs de projets et journalistes, de plus en plus souvent amenés à travailler pour le web.
Le centre névralgique d’un site, c’est sa conception et il s’agira de l’orienter vers l’utilisateur avec un contenu concis, efficace, actualisé, utilisant à bon escient les outils multimédia (liens, images,…). « Il ne suffit pas d’écrire bien. La rédaction web doit s’inscrire dans une logique de retour sur investissement sur un support de consommation rapide. (…) Cette logique doit déterminer les objectifs du site et influencer le lecteur », indique Isabelle Canvet (Ecrire pour le web, éd. Eyrolles).
Ainsi introduites, les règles de la rédaction web s’apparentent davantage à un énoncé de techniques largement éprouvées : la pertinence des mots-clefs, la structure du texte en pyramide inversée, la règle du qui-quand-où-pourquoi-comment, les lois de proximité (temporelle, sociale, géographique), l’utilisation d’un langage compréhensible par tous…
Isabelle Canivet préconise l’utilisation de titres informatifs, la rédaction de textes aux phrases simples et courtes, la mise en relief des textes plus longs ou encore la chasse aux redondances et aux clichés.
Sur internet, « trop d’information tue l’information mais une page peut en contenir beaucoup sans être surchargée, si tant est qu’elle est appréhendée et perçue de manière agréable. Il s’agit de l’alléger, l’image jouant ici un rôle essentiel : elle constitue une fracture visuelle. »
Les principes de l’écriture en ligne ont pour objectif de s’adapter à la fois aux moteurs de recherche (des robots) et aux internautes, qui lit différemment à l’écran.
Le site www.redaction.be a listé une série de bonnes pratiques :
- des titres courts et explicites
- l’accroche limitée à un paragraphe court qui résume l’essentiel de l’info, en allant droit au but
- découpage de l’article en paragraphes, utilisation d’intertitres (=structure)
- phrases courtes, simples, évitant le jargon
Le web est multimédia : intégrez des images pertinentes et bien balisées, elles améliorent également la convivialité du site. L’ajout de son et de vidéos doit également être pertinent. Le site CNN.com a toutefois constaté que ses internautes consultaient peu les vidéos proposées et privilégie aujourd’hui le contenu texte. A l’inverse, une vidéo postée sur Youtube, grâce à la viralité des réseaux sociaux, peut toucher des milliers d’internautes à travers le monde. Le web est basé sur l’hypertexte : usez sans abuser, n’ajoutez des liens que s’ils sont pertinents. Ne surchargez pas inutilement vos pages.
Court ou long ?
Les deux écoles s’affrontent de longue date. A savoir qu’il n’est pas impossible de lire un texte long à l’écran, pour autant qu’il soit bien structuré en morceaux de textes courts. Quand une page est longue, il est aussi conseiller d’ajouter des éléments permettant une navigation interne.
Quelques liens utiles pour voir/en savoir plus :